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jeudi 29 mars 2007

Yemen - La nuit













mardi 20 mars 2007

Le pays le plus marquant

Le pays qui m’a le plus marqué

On me demande souvent la question « Quel est le pays dans ceux que tu as visité qui t’a le plus marqué? ».

Bonne question mais je m’aperçoit en y réfléchissant bien que c’est souvent aux endroits les moins connus que j’ai eu les expériences les plus marquantes. C’est joli les grandes pyramides et imposants, mais ce sont des images tellement vues et revues depuis notre jeunesse que la magie est difficile à instaurer en les visitant.

Pour moi, l’endroit qui gardera toujours un petit coté magique est la ville de Sanaa, au Yémen. Voici donc la ville de Sanaa, le légendaire écrin qui a servi de toile de fond aux récits des milles et unes nuits. Imaginez, c’est ici que la coquine Shéhérazade a inventé au fil des jours, les contes qui ont rempli 2 ans, 8 mois et 28 jours de son existence. Au fait, c’était probablement 1000 nuits que la povrette était censée imaginer pour le Calife mais elle s’est probablement tapée une année bissextile ce qui a augmenté derechef le quota exigé. Toujours est-il que du haut des airs, la ville a un je ne sais quoi d’accroche cœur. On distingue des grands bâtiments de briques rouges dont les fenêtres et façades sont soulignées de contour pâle. Le tout est enchâssé dans un écrin de verdure ou l’on distingue parfois des sections de maçonnerie séparant les propriétés.

C’est en parcourant à pied la vielle ville que tout le charme se révèle. Les vielles bâtisses de briques rouges sont faites en hauteur, semble t’il un des premières civilisation qui bâtissait en hauteur. Il semble que ce soit pour profiter des faibles brises qui balaient le pays et rendre les habitations un peu plus confortables.





Toutefois, ce qui donne un charme fou aux bâtiments, ce sont les fenêtres qui sont toutes faites en vitraux ensachés dans des motifs en plâtre par des artisans.





La ville devient vraiment splendide à la nuit tombée. Les rues ne sont pas éclairées et se fondent dans la pénombre. Les seuls éclairages sont fournis par des centaines de vitraux multicolores et les portes ouvertes sur les échoppes encore ouvertes. Dans ces ruelles sombres glissent les formes des femmes voilées rentrant chez elles et les groupes d’enfants qui surgissent en un instant en riant pour aussitôt être avalée par le noir.







Aucun touriste en ces lieux à cette époque ou le pays n’était pas encore tout a fait sur (il ne l’est toujours pas d’ailleurs mais ça s’améliore). Et la rencontre, surprenante, d’un vieil homme a la tunique blanche et barbe de patriarche qui m’aborde et commence à me parler de sa ville avec amour. Son anglais parfait, presque aristocratique détonne dans le paysage.

Je me souviendrai toujours de cette nuit passée dans les ruelles sombres de Sanaa ce jour de printemps, l’atmosphère de cette ville restera toujours comme un moment magique, ou l’on a l’impression d’être les témoins privilégiés d’une tranche de vie d’un autre monde.

Quelques rencontres: Des vendeurs de fruits et légumes... comme quoi il faut pas toujours se fier aux apparences....